26/09/2018

Ils étaient deux - Éric Chassé

Les deux ados voulaient simplement se venger de leur professeur. Comment auraient-ils pu imaginer que la farce tournerait en une telle tragédie? Alors que le «petit feu symbolique» qu’ils avaient planifié se transforme en un brasier se propageant à une vitesse fulgurante, les deux voyous s’affolent. L’un se sauve, l’autre demeure interdit, figé devant l’horreur.

Un seul accusé pour un crime commis à deux, c’est déjà injuste. Mais que l’un des coupables passe dix ans de sa vie derrière les barreaux tandis que l’autre se complait dans une existence trop douce, sans jamais subir les conséquences de son geste, c’est tout simplement inadmissible! Dix ans plus tard, l’heure des comptes a sonné. Il était temps.

Un suspense grinçant, aux personnages presque trop réels pour être fictifs, dans lequel on plonge instantanément!

Éditeur: Guy Saint-Jean
Genre: Suspense
Parution: Août 2018










L'auteur démarre drastiquement avec une scène assez horrifique pour mon cœur de maman. Une mauvaise blague préparée par deux jeunes, David et Léonard, ne tourne pas comme prévu et l'un des deux se retrouve en détention. Ensuite, hop! l'auteur nous propulse dix ans plus tard, là où l'ex-prisonnier désire prendre sa revanche. Les émotions à fleur de peau des personnages ainsi que leurs comportements (bobards, impulsivité, réactions défensives, angoisse...) les rendent d'autant plus réels. De plus, de petits moments du passé sont insérés, affinant le côté psychologique de David et, surtout, de Léonard.

Yann, le beau-frère de David, et policier en service, m'a laissé une drôle d'impression. Il est rare que je n'aie pas d'avis tranché sur un personnage, mais je n'arrivais pas à décider si je l'aimais ou non. Il n'est pas objectif pour cinq sous, mais il est déterminé à aller au bout de son enquête. C'est un homme qui tient aux membres de sa famille proche et il est prêt à tout pour défendre ceux qu'il aime. Cependant, lorsqu'il prend quelqu'un à défaut et qu'il le place dans son radar, il ne lâche pas le morceau, tant qu'il est devient obsédé. Une obsession parfois malsaine. Il semble parfois au bord de la crise de nerfs, tellement que je m'attendais à ce que le presto saute d'une minute à l'autre: quand fera-t-il un faux pas? Je ne veux pas trop en dire sur David et Léonard, puisque je ne veux pas vous révéler de détails croustillants, mais je peux vous dévoiler qu'on les sent tous les deux à bout de nerfs pour des raisons forts différentes. 

Ce roman m'a fait rager un maximum. Les injustices présentes ont confronté mes valeurs et mes émotions à l'égard des mêmes personnes. J'étais partagée entre "il le mérite" et "il devrait faire plus attention". L'ambivalence dans laquelle j'étais plongée m'a perturbée. Au fil des péripéties et des révélations, mes opinions sur les personnages changeaient. Aussi, je me suis bâti un scénario final au fur et à mesure que j'avançais dans l'histoire et, sincèrement, j'ai été totalement désarçonnée. L'auteur s'est joué de moi du début à la fin. 



Merci à Guy Saint-Jean   
pour toutes ces frustrations


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