06/07/2018

Dévorés - Charles-Étienne Ferland

Dans ce roman d'aventure post-apocalyptique, les réserves alimentaires du globe et les cultures agricoles sont ravagées par une nouvelle espèce d'insecte jusqu'à ce qu'il ne reste presque plus rien à manger. Alors, cet insecte adopte une nouvelle proie: l'être humain. Quiconque se risque à l'extérieur lorsqu'il fait clair est voué à un destin funeste. Dans les décombres de Montréal, Jack, Francesco, Chad et Maddie tentent de survivre. Séparé de ses amis lors d'un conflit avec d'autres survivants, Jack se réfugie dans le laboratoire du Dr. Wallace. Celui-ci étudie la nouvelle espèce en compagnie de Manjula, Jose, Lauren et Nina. C'est avec ce nouveau groupe que Jack passe l'hiver. Ensemble, ils enquêtent sur ledit insecte. À la venue du printemps, Jack quitte la ville avec Manjula pour revoir la maison où il a grandi, en banlieue de Montréal. À leur retour au laboratoire, ils retrouvent le reste du groupe assassiné par d'autres survivants. Jack perd la tête. Manjula s'enfuit.

Éditeur: L'Interligne
Genre: Science-fiction
Parution: Février 2018







La mise en scène est intéressante: Jack et ses amis sont en cours et leur professeur leur donne un exercice à faire découlant de la question suivante: "Vous êtes-vous déjà demandé si l'espèce humaine allait un jour s'éteindre?". Il aborde alors la dégradation des écosystèmes, la perte de la biodiversité et les extinctions accélérées; tous des sujets qui portent à la réflexion. Au fil des pages, de bonnes personnes sont transformées en monstre; la moralité est disparue en même temps que la moitié de la population. La survie prime parfois au prix de la vie des autres. Ce besoin primordial de s'en sortir supplante les bonnes valeurs et la bonne foi des gens. C'est bouleversant et certains gestes posés amènent une introspection: "Que ferions-nous dans leur situation?", "Serions-nous mieux qu'eux?". 

Quelques lignes au début et au milieu du livre contiennent des termes qui ont ralenti un peu ma lecture par la recherche que j'ai faite pour ma compréhension: phytophage, cristaux parasporaux, cultivars transgéniques... Cependant, comme il y a toujours deux côtés à une médaille, ces beaux et grands mots apportent aussi du poids au récit. Un seul petit détail m'a un peu perturbée: la grosseur des guêpes qui semblent un tantinet irréalisme. Les personnages se font attaquer par ces bestioles qui mesurent maintenant près d'un mètre. Personnellement, elles auraient pu être deux fois moins longues. Je crois que le récit aurait été aussi apocalyptique, épeurant et un brin plus plausible. Mais la façon que l'auteur, qui étudie en entomologie, a de narrer le récit ainsi que les mots qu'il emploie démontrent qu'il expose un sujet qu'il connaît très bien. Au final, il réussit donc à nous fait croire à cette histoire.

En recevant le livre, j'avais hâte de voir si l'auteur réussirait à nous mettre dans l'ambiance, à nous faire embarquer dans l'histoire et à avoir un bon développement en seulement quelques pages, deux cent dix pour être plus précise. À la suite de cette lecture, que j'ai dévorée beaucoup trop rapidement, je vous assure que oui! C'est un récit vraiment captivant, du début à la fin, grâce à l'action présente, à la situation précaire et à cette ambiance prenante qui nous fait craindre pour la vie de chacun des personnages auxquels on s'attache. À la fin de ce premier tome, certains détails sont élucidés et les protagonistes survivants tiennent une piste solide. De belles révélations nous font regretter de ne pas avoir le deuxième volet sous la main. Fanatique de livres (et films) catastrophes j'ai adoré ma lecture: vivement la suite que j'attendrai avec impatience. 


pour cette aventure      


   

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire